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Appel d’offres en Vaud : rendre les offres comparables (méthode AMO)

January 04, 20264 min read

En pratique, deux entreprises peuvent répondre “oui” au même cahier des charges… tout en chiffrant des réalités différentes :

  • Périmètre flou : inclus/exclus non cadrés (préparations, protections, nettoyage, évacuation, mises en service).

  • Hypothèses implicites : accès chantier, horaires, contraintes bruit, stockage, phasage.

  • Qualité et niveaux de finition différents (matériaux, marques, performances).

  • Délais annoncés sur des bases différentes (démarrage, temps de séchage, disponibilité fournisseurs).

  • Risques non traités (aléas, interfaces entre corps d’état, coordination).

C’est précisément le genre de dérives qu’on réduit en amont avec un AMO à Lausanne & Vaud (Assistance Maîtrise d’Ouvrage) :

La méthode en 7 étapes pour rendre les offres comparables (sans y passer 3 semaines)

1) Fixer un périmètre “verrouillé” (inclus / exclus / interfaces)

Avant de consulter, il faut une note simple qui fixe :

  • ce qui est inclus (protections, évacuation, mise en service, DOE, essais, etc.)

  • ce qui est exclu (et qui le prend en charge)

  • les interfaces (qui fait quoi entre lots)

C’est la base d’un pilotage de projet immobilier (coûts, délais, qualité)

2) Imposer un format de réponse identique

Si chaque entreprise répond “à sa sauce”, vous perdez la comparabilité.
Imposez un format de réponse standard :

  • quantités / unités

  • prix unitaires

  • prix total

  • options / variantes

  • délais / planning

  • exclusions (obligatoirement listées)

Objectif : comparer des offres sur une base identique, au lieu de comparer des hypothèses.

3) Construire une grille de comparaison (multicritères, pas juste le total)

Comparer uniquement le total TTC est une erreur. Une grille simple et efficace inclut :

  • prix (mais pas seul)

  • compréhension du périmètre

  • planning et phasage

  • qualité / durabilité

  • organisation (qui fait quoi, qui pilote)

  • gestion des risques / variantes

  • conditions contractuelles

Sur des projets commerciaux, c’est encore plus critique (délais d’ouverture, interfaces, coordination multi-lots). Exemple d’approche orientée exploitation : architecture retail : parcours, flux et performance

4) Traiter les variantes comme un système (pas comme une surprise)

Les variantes ne doivent pas arriver “en cours de chantier”. Elles doivent être cadrées dès l’appel d’offres :

  • variantes souhaitées (options)

  • variantes interdites

  • variantes à chiffrer obligatoirement (comparables)

Ensuite, la vraie valeur, c’est d’arbitrer correctement coût/valeur pour éviter les dépenses inutiles : optimiser la rentabilité sans sacrifier la qualité

5) Forcer la transparence sur les exclusions (sinon c’est du faux comparatif)

Règle simple : toute exclusion doit être écrite, listée, et comprise.
Si possible : chiffrée ou au minimum quantifiée (ordre de grandeur, conditions).
Sinon, vous comparez “un prix” contre “un prix + surprises”.

6) Sécuriser la contractualisation (clauses, jalons, gouvernance)

Une offre “comparable” doit aussi être “contractualisable”. On sécurise :

  • livrables attendus

  • jalons de validation

  • conditions de paiement

  • délais + conditions de prolongation

  • gestion des imprévus et décisions MO

C’est typiquement ce qu’on encadre quand on veut structurer l’appel d’offres et les décisions (AMO)

7) Prévoir la gouvernance de décision (qui arbitre, quand, sur quelle base)

Beaucoup de dépassements viennent d’une chose : personne ne sait qui décide, ni à quel moment.
On fixe :

  • circuit de validation

  • seuils (ex : toute variante > X CHF doit être validée)

  • fréquence de reporting (coûts/délais/qualité)

  • points de décision clés

Ensuite, pendant l’exécution, on sécurise la qualité et la conformité jusqu’à la réception via la direction de travaux (suivi de chantier, conformité, réception) :

Exemple concret (Vaud) : pourquoi le “moins cher” devient souvent le plus cher

Sur un projet de rénovation, l’entreprise A est 12% moins chère que B.
Mais A :

  • exclut les protections et l’évacuation,

  • ne chiffre pas certaines finitions,

  • annonce un planning “indicatif” sans phasage,

  • traite les interfaces au fil de l’eau.

Au final : variantes + retards + reprises + discussions = le budget dépasse l’offre B, et le planning explose.

Conclusion : une offre comparable, c’est un projet maîtrisé

Rendre les offres comparables, ce n’est pas de l’administratif.
C’est l’un des meilleurs leviers pour :

  • maîtriser votre budget,

  • sécuriser vos délais,

  • éviter les litiges,

  • et garder la qualité attendue.

Si vous voulez qu’on structure votre appel d’offres (périmètre, grille comparative, sécurisation contractuelle et gouvernance), le point de départ le plus simple est ici : sécuriser budget, planning et appels d’offres avec un AMO

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